Si vous exercez votre activité en mode libéral et envisagez d'avoir un enfant, vous vous êtes sûrement déjà demandé si votre contrat de prévoyance pour profession libérale vous protégerait pendant la grossesse. Alors les contrats prévoyance paient-ils en cas de maternité ?
En étant affiliée à la Sécurité sociale, vous avez droit à des aides pour interrompre votre activité professionnelle avant et après votre grossesse (au moins 8 semaines de congé maternité, dont 6 post-accouchement). Mais si vous exercez votre activité en mode libéral et que vos revenus sont élevés, il faut savoir qu'ils seront significativement réduits en cas d’arrêt de travail durant votre grossesse. La souscription à une prévoyance maternité est essentielle, et nous vous expliquons dans cet article pourquoi.
Avant même d’être enceinte, il est donc important de mettre en place une prévoyance grossesse pour profession libérale qui offre de bonnes garanties. À noter que les compagnies de prévoyance ne considèrent généralement pas la grossesse comme une maladie. Ces assurances ne versent donc pas d'indemnité d'arrêt de travail avant ou après le congé maternité d'une PAMC. Cependant, certains contrats prévoyance offrent des primes de naissance de 1 500 € ou 2 000 €, mais uniquement si vous êtes adhérente depuis plus d'un an, voire quatre ans.
Pour une femme exerçant une profession en mode libéral, en particulier dans les domaines du médical, paramédical ou médico-social, où les conditions de travail sont difficiles (stress, déplacements fréquents,…), il est crucial de choisir une complémentaire, qui verse des indemnités grossesse libérale en cas de complications liées à la maternité. Opter pour un contrat prévoyance Madelin qui couvre la grossesse pathologique garantit le versement d'IJ pour tout arrêt maladie avant et/ou après les semaines du congé maternité légal. Une prévoyance grossesse permet de compléter les indemnités journalières de la Sécurité sociale et ainsi de maintenir son revenu habituel durant un arrêt de travail.
Choisir une prévoyance maternité nécessite une attention particulière aux conditions générales. Il est crucial de comparer les garanties, les franchises et les exclusions proposées. Vous devez analyser rigoureusement le contrat et éviter de vous engager précipitamment ou de suivre simplement le choix d'un collègue. Il est important de vérifier que le contrat prévoyance n'exclut pas la grossesse et est adapté à votre propre situation professionnelle, familiale et à votre état de santé. Si vous avez des antécédents médicaux, soyez vigilant à choisir une couverture sans questionnaire de santé. Enfin, pour éviter des exclusions, souscrivez au contrat avant de tomber enceinte.
Pour choisir un contrat prévoyance grossesse qui correspond à vos attentes, n’hésitez pas à vous faire conseiller par les équipes de CAP MÉDICAL.
Même si vous êtes en bonne santé, il est courant de rencontrer des complications durant sa grossesse. Ces complications nécessitent souvent un arrêt de travail en dehors des semaines du congé maternité. Cependant, il est essentiel d’examiner attentivement les conditions spécifiques de chaque contrat de prévoyance maternité, afin de bénéficier d'une bonne protection sur ce sujet.
À savoir que plusieurs compagnies d’assurance santé, connues des professions médicales, paramédicales et médico-sociales, précisent que leur couverture prévoyance grossesse inclut les arrêts pathologiques uniquement si un médecin prescrit un arrêt de travail, accompagné d'un repos obligatoire.
Pour verser des indemnités grossesse libérale, elles imposent aussi que l'arrêt maladie, avant le congé maternité, fasse obligatoirement suite à des conditions spécifiques comme :
Faites appel aux conseillers CAP MÉDICAL pour choisir un contrat de prévoyance qui couvre la grossesse pathologique.
Prenons l’exemple de Marie, infirmière libérale à Lyon, qui gagne 5 000 € par mois depuis le début de cette année. Cependant, au cours des deux années précédentes, son revenu mensuel n'excédait pas 2 000 €. Ses charges professionnelles, notamment le loyer de son local professionnel (990 €) et le crédit de sa voiture (280 €), réduisent considérablement son bénéfice.
Enceinte de six mois, Marie a dû cesser de travailler en raison de complications nécessitant un repos strict. Les trajets en voiture et les déplacements chez ses patients présentaient des risques pour sa grossesse. En arrêt de travail et alitée, elle perçoit des indemnités journalières pour grossesse pathologique de la CPAM du 4ᵉ au 90ᵉ jour d'arrêt. Les montants versés représentent 50 % de son bénéfice journalier, soit 1/730ᵉ de son revenu annuel d'activité. Les IJ sont calculées sur la moyenne des trois années civiles précédant l'arrêt de travail et plafonnées à 3 PASS (141 300 € en 2025), avec un montant maximal de 193,56 € par jour. Pour Marie, la moyenne de ses revenus sur trois ans est de 36 000 €/an.
Un calcul rapide montre que les indemnités versées par la Sécurité sociale ne suffisent pas à couvrir les besoins financiers d’une infirmière libérale enceinte. Les 1 500 € mensuels d'indemnités journalières de la CPAM lui permettent uniquement de payer les charges liées à son activité, qui continuent de courir pendant son arrêt de travail.
Il est également important de noter que Marie cotise à la CARPIMKO, qui, jusqu'au 31 décembre 2024, indemnisait les affiliées du début du 6ᵉ mois de grossesse jusqu'à l'accouchement. Désormais, les indemnités grossesse libérale de la CARPIMKO ne sont plus versées entre le début du congé maternité prénatal et la fin du congé postnatal (6 semaines avant l'accouchement et 10 semaines après).
Grâce à sa prévoyance maternité, Marie perçoit des indemnités journalières complémentaires à celles de la Sécurité sociale. Sans quoi elle ne pourrait pas maintenir son niveau de vie durant son arrêt de travail pour grossesse. Cette couverture inclut également une prime de naissance, offrant une aide financière supplémentaire après l'accouchement. Ainsi, Marie peut se concentrer sur sa santé et attendre sereinement son congé maternité et l’arrivée de son bébé.
Si vous souhaitez être bien couverte, comme Marie, professionnelle libérale à Lyon, faites-vous conseiller par les équipes de ce CAP MÉDICAL. Nous vous aiderons à comparer les contrats prévoyance grossesse pour infirmière libérale.
Pour une femme médecin libérale, la prévoyance joue un rôle essentiel pendant la grossesse. En effet, la protection sociale de base (CPAM et CARMF) offre une couverture partielle, souvent insuffisante pour compenser la perte de revenus en cas d’arrêt de travail ou de pathologie liée à la maternité.
Souscrire une prévoyance médecin libéral adaptée permet de bénéficier d’indemnités complémentaires durant le congé maternité ou en cas de grossesse pathologique. Il est crucial de comparer les contrats et de vérifier les délais de carence : la plupart imposent une période de 9 à 12 mois avant toute prise en charge. Seules les grossesses débutées après ce délai seront indemnisées.
Pour une couverture efficace, le médecin libéral doit privilégier un contrat avec carence courte et franchise réduite, incluant les pathologies obstétricales. Une bonne prévoyance vient compléter les prestations obligatoires et garantir le maintien de revenus pendant la grossesse et le post-partum. Prévoir et bien choisir son contrat, permet de se protéger.
Souscrire une prévoyance grossesse demande une analyse méticuleuse afin d'être sûr de bénéficier d'une couverture adaptée à ses besoins. Voici les principaux éléments que vous devez prendre le temps de vérifier avant de choisir votre contrat :
Le délai de franchise d'une prévoyance correspond au temps d’attente entre le début de l’arrêt de travail et le paiement des indemnités. Par exemple, si une grossesse pathologique nécessite deux mois d’arrêt et que votre franchise est de 30 jours, vous ne serez indemnisée qu’à partir du deuxième mois.
CONSEIL : optez pour un contrat prévoyance maternité avec des franchises courtes. Certes, cela augmente le coût, mais c'est essentiel si vous envisagez une grossesse à court terme.
Le délai de carence est le temps pendant lequel la couverture n’est pas encore active après la souscription d’un contrat de prévoyance. Notez que certains contrats imposent une carence de 6 à 12 mois pour les grossesses pathologiques.
CONSEIL : Si vous êtes déjà enceinte lors de la souscription d’une prévoyance, vous risquez de ne pas être éligible à la couverture. Pour être bien protégée en cas d’arrêt de travail, souscrivez en anticipation d’une future grossesse.
Certaines prévoyances excluent des maladies ou complications liées à la grossesse. Il est donc important de lire attentivement les conditions générales d'un contrat afin d'éviter toute mauvaise surprise au moment d'un arrêt de travail.
CONSEIL : Privilégiez des contrats avec des garanties solides et sans restrictions injustifiées.
Si vous exercez une profession médicale, paramédicale ou médico-sociale, une couverture prévoyance adaptée est indispensable. Si vous envisagez d’être enceinte, contactez nos équipes spécialisées dans le domaine de la prévoyance pour profession médicale libérale. Nous vous orienterons vers des contrats prévoyance qui couvrent une grossesse avec de solides garanties. Ne laissez pas les imprévus de la vie gâcher votre congé maternité, comparez les contrats de prévoyance grossesse adaptés à votre situation. N’hésitez pas à nous solliciter pour bénéficier d’une étude comparative gratuite.
Non, tous les contrats de prévoyance n’incluent pas un forfait naissance ou maternité. Les prévoyances qui prévoient le versement d’une allocation naissance, tiennent en général compte du niveau des garanties souscrites. Le montant du forfait naissance ou maternité peut varier entre 1 000 € et 2 000 €. Il est donc recommandé de vérifier les détails spécifiques de votre contrat pour connaître l'étendue de la couverture offerte.
Si vous envisagez une grossesse prochainement, assurez-vous sans tarder que votre prévoyance actuelle répondra à vos besoins en cas d'arrêt de travail. Si ce n'est pas le cas, sachez qu'il est tout à fait possible d'optimiser un contrat de prévoyance existant. En discutant avec votre compagnie d'assurance, vous pourrez explorer des options pour améliorer votre contrat, comme l'ajout de garanties spécifiques ou l'augmentation du plafond des indemnités grossesse libérale.
Le contrat forfaitaire est idéal pour les professionnelles indépendantes, car il verse un montant d'indemnisation fixe convenu à la souscription, sans nécessiter de justificatifs de revenus en cas d’arrêt de travail durant la grossesse. Cela le rend particulièrement adapté aux débutantes ou à celles ayant des revenus fluctuants. Contrairement aux contrats indemnitaire et indemnitaire pondéré, il offre une stabilité et une simplicité de gestion.
Les assureurs prévoyance ne considèrent généralement pas la grossesse comme une maladie. Par conséquent, selon les modalités du contrat, ils peuvent ne pas verser d'indemnités pour les arrêts de travail avant ou après le congé maternité.
De façon générale, le délai d'attente d’un contrat prévoyance est de 3 mois pour les maladies, mais il n'y a souvent pas de délai de carence pour les accidents et les hospitalisations. Mais notez que certains contrats imposent un délai d'attente de 6 ou 9 mois pour couvrir les femmes enceintes. Les contrats sans délai de carence pour les professionnelles déjà enceintes sont plutôt rares. N’hésitez pas à vous faire accompagner par un professionnel pour trouver le contrat qui offre la meilleure couverture en cas de grossesse.
Oui, certains contrats de prévoyance grossesse couvrent les arrêts de travail liés à une fausse couche. Ils peuvent ainsi prévoir le versement d'indemnités journalières afin de compenser une perte de revenu pendant l'arrêt de travail. Il est important de vérifier si cette garantie est incluse dans le contrat prévoyance maternité.
Pour en savoir plus sur les prévoyances qui couvrent efficacement la grossesse, contactez-nous au 04 96 18 80 00 ou via notre fiche contact.